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Billet du 11/11/2013 La Bretagne un exemple pour la France

La Bretagne nous a prouvé et rappelé que son histoire ,si elle était lié depuis 1532 avec la France,elle n'en gardait pas moins certaines prérogatives,si ce n'est dans les faits,au moins dans l'esprit.

Contrairement a ce qu'a dit M Le Foll,ce n'est pas la révolte des bonnets rouges du 17Eme siècle qui a ruinée la Bretagne mais bel et bien la répression,et surtout la peur du pouvoir central parisien,déjà ,de voir la Bretagne retrouver des velléités d'indépendance,et éventuellement nouer des alliances avec l 'Angleterre ou l'Espagne.

Avant le rattachement à la France,la Bretagne était un pays libre,et très riche,sa position a l’extrême ouest du pays,si elle a quelques désavantages,lui donne aussi quelques avantages.

Néanmoins,force est de constater que la Bretagne n'a pas eu forcement à se féliciter de son rattachement a la couronne Française;pensons à la répression des différentes révoltes à la destruction de l'armée Bretonne à Conlie en 1870,la France se méfiait de cette armée et a préféré la sacrifier dans une bataille perdue d'avance contre les prussiens ,pensons également aux 219000 morts de la guerre 14-18 avec 1 tué sur 13 contre 1 sur 18 sur l'ensemble du territoire,sacrifice récompensé par la fameuse interdiction de cracher par terre et de parler Breton dans les écoles dirigées par les Hussard noirs de la République,les instituteurs laïcs

On peut considérer que le fait que les Autoroute Bretonnes soit gratuites est une continuité de la non application de l'octroi durant l'ancien régime,et le refus de l'écotaxe s'inscrit également dans cette perspective Mais pas que pour cela,les documents que je joint décrivent très bien les défaut de cette taxe,mal ficelée,et surtout qui arrive au plus mauvais moment,à un moment ou la Bretagne doit changer son orientation industrielle et agricole,et aussi à un moment ou tous le pays subit une crise économique majeure qui risque de s'amplifier dans les mois qui viennent et que la dégradation de la note n'arrangera pas.

A la lecture de ces texte d'une part les 12 points sur l’Écotaxe de M JP Le Mat et le manifeste du CCIB(Comité de Convergence des Intérêts Bretons) du 18 juin 2013,l'on s 'aperçoit que la Bretagne montre le chemin à la France entière,en refusant un centralisme despotique de Paris ou Bruxelles ,tout en affichant ,comme elle l' a toujours fait,(je met à part des périodes très courtes et des mouvements séparatistes minoritaires)un attachement profond a la France.

Le CCIB a sonné l'alarme le 18 juin,peut on y voir un Symbole ?

Je leur laisse la parole.

Billet du 11/11/2013 La Bretagne un exemple pour la France

Pour une Bretagne belle, prospère, solidaire et ouverte sur le monde
L'hypercentralisme français, la multiplication des rouages administratifs et le labyrinthe des réglementations font que désormais 56% du PIB national sont consacrés au fonctionnement de l'Etat.
Construite depuis plusieurs décennies par tous les gouvernants, cette situation suscite aujourd'hui une avalanche insupportable de taxes, d'impôts, de charges, de contraintes multiples qui portent un coup fatal à d'innombrables entreprises bretonnes tant dans l'agriculture que dans l'agroalimentaire, le bâtiment, les services, le commerce, l'industrie, le transport, l'artisanat, paralysant la recherche et l'innovation...
La Bretagne est honnête, et refuse de choisir entre tricher ou mourir.
Nous croyons aux valeurs du travail et nous sommes les bons élèves de la République.
Un exemple : l'économie souterraine de la Bretagne est de 2,5% alors qu'elle atteint les 15% en moyenne en France et plus de 20% dans certaines régions.
La Bretagne fait preuve d'un grand civisme fiscal très supérieur à la moyenne (note Pierre Louis Mariel : directeur régional des finances publiques en Bretagne)
L'honnêteté des Bretons les pénalise, ce qui est inacceptable. La complexité administrative multiplie les surcoûts, gangrène le calendrier, suscite face à nos voisins une concurrence déloyale et fatale.
Si rien n'est fait de façon urgente, la Bretagne connaîtra un désastre humain et économique sans précédent.
Nos secteurs névralgiques et traditionnels sont rongés par les dogmes et les systèmes qui nous font passer d'un « Etat de Droit à la paralysie par le Droit ». Lorsque la réglementation à outrance vient absorber l'énergie
créatrice, elle rend impossible l'esprit d'entreprise. Or, les créateurs d'Entreprises sont les créateurs d'emplois.
La Bretagne veut vivre et grandir
Nous sommes habitués à lutter, à nous défendre, à construire, à nous développer. Entrepreneurs nous ne pouvons pas nous résigner d'autant que nous avons tout pour réussir.
Des hommes et des femmes exemplaires, reconnus pour leurs capacités et leur sérieux au travail. Un formidable potentiel d'activités sur les territoires, une volonté sociale et une capacité à contribuer aux enjeux décisifs de la balance commerciale nationale.
Que demandons-nous à l'Etat ?
- Donner la primauté aux Territoires.
- Une véritable décentralisation, qui prenne en compte une gouvernance économique régionale.
- Le droit à l'expérimentation, et de faire des sujets de discorde des sujets de concorde. Ce droit doit nous permettre de respecter nos valeurs afin de ne pas avoir à affronter en permanence les excès des systèmes administratifs et bureaucratiques.
Nous souhaitons que l'Etat comprenne enfin que ces réglementations indivisibles et illisibles freinent et paralysent notre développement. Celui-ci devant se réaliser en parfaite harmonie avec l'environnement et le développement durable. Les objectifs sont de donner naissance à des projets concrets et annonciateurs d'avenir meilleur.
La Bretagne ne veut pas d'un naufrage économique et moral
La situation est intolérable. La déstabilisation de l'économie bretonne nous inquiète. Il y va de la tranquillité de nos territoires dont nous sommes tous, nous Bretons, responsables, donc directement concernés.
Parce que « Décider, Travailler et Vivre au pays » reste encore notre désir le plus cher. Il nous faut aujourd'hui déverrouiller cette machine infernale qui broie nos emplois, empêche notre développement et favorise la fuite de nos jeunes diplômés.
Dans les périodes difficiles la Bretagne sait s'organiser elle-même et nous sommes dans une période très difficile.
Il y a véritablement urgence. Il nous faut retrouver le bon sens, rassembler les forces vives de nos territoires, chefs d'entreprises, artisans, commerçants, salariés, représentants professionnels, élus territoriaux, afin de rejeter cette morosité, cette permanence de l'échec qui sont les tristes visages d'un pays sans ambition.
Comité de Convergence des Intérêts Bretons. 18 juin 2013

Billet du 11/11/2013 La Bretagne un exemple pour la France

L'écotaxe en 12 points
Voici, en 12 points, les éléments nécessaires pour comprendre l'éco
taxe et ses
conséquences.
1 - L'écotaxe est annoncée pour favoriser le ferroutage et le transport fluvial (mais pas le
transport maritime). Aucune infrastructure rail-route n'a été mise en place par les services
publics en Bretagne. La seule compagnie ferroviaire à avoir mis en place le ferroutage en
Bretagne est Combiwest, par sa plateforme de Morlaix. L'installation de Combiwest a été
combattue par la SNCF, afin de conserver son monopole et non pas d'apporter un meilleur service au public. Les procédés employés par la SNCF n'ont guère été loyaux : décrochage

de wagons en gare de Rennes ; achat de sillons de blocage, procès à RFF.
2 - La gestion du télépéage a été confiée à Ecomouv, une entreprise détenue à 70% par une entreprise italienne, Autostrade per l'italia. Sur 1,2 milliards d'euros qui devraient êtreprélevés, 780 millions (65%) reviendra à l'Etat. Ecomouv conservera 230 millions (hors TVA)pour la maintenance de ses infrastructures. La part de l'Etat sera affectée à un établissement public, l'Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France. L'agence estprésidée par Philippe Duron, député-maire de Caen, qui vient de proposer par ailleurs augouvernement (rapport Duron) le report entre 2030 et 2050 de la prolongation de la ligne à grande vitesse vers Brest et Quimper. Contrairement au Grand Paris, l'infrastructure des voies de communication en Bretagne ne fait pas partie des priorités françaises.

3 - L'écotaxe prélevée sur les voies secondaires (160 millions d'euros prévus par an) devrait revenir aux collectivités chargées de les entretenir. Dans ce cas-là, la finalité affichée par l'écotaxe n'a rien d'écologique : c'est un télépéage pur et simple. En leur donnant de l'argent prélevé sur leurs propres concitoyens, ce qui ne lui coûte pas cher, l'Etat achète la complicité des collectivités territoriales au détriment de leurs administrés.
4 - Les collectivités territoriales n'ont aucun moyen de mettre en place, sur le territoire où
l'écotaxe est prélevée, une alternative au transport routier. Tout se décide au niveau central.
Contrairement au transport fluvial, qui concerne le Grand Paris, le transport maritime, qui
concerne la Bretagne, n'est pas considéré comme une alternative.
5 - En plus du péage, les coûts supplémentaires liés à l'écotaxe se cumulent : Paiement
d'une caution pour le prêt d'un boitier, installation de boitiers dans tous les véhicules,
immobilisation du camion si le boitier ne fonctionne pas, coût kilométrique, amendes,
sanctions pénales ou administratives. Le coût cumulé des nouveaux péages avoisine, dans certains cas, la marge de l'entreprise. L'écotaxe produira du chômage.
6 - En cas de panne, perte ou vol d'un équipement embarqué, la procédure est tellement
onéreuse, longue et compliquée que le moindre incident sera catastrophique pour les
transports d'animaux vivants et de produits frais, vitaux pour la Bretagne. L'écotaxe produira du gaspillage.
7 - Tous les transporteurs revoient actuellement leurs tournées en utilisant des logiciels
d'optimisation. Jusqu'à présent, c'était la distance qu'ils cherchaient à réduire. Désormais, ce n'est plus la distance mais le coût. La conséquence sera une augmentation des distances pour éviter les portiques. L'écotaxe aboutira ainsi à augmenter l'émission de polluants, ce qui est le contraire du but affiché. L'écotaxe produira de la pollution.
8 - L'équilibre des territoires est rompu dès qu'il y a des inégalités d'accès. C'est la raison
pour laquelle l'octroi, qui est une taxe d'ancien régime, a été supprimé par la Révolution
française. C'est aussi la raison pour laquelle les négociateurs du CELIB, dans les années 60 et 70, voulaient pour la Bretagne des quatre-voies gratuites. Avec le système écotaxe, lesvillages qui auront le malheur de forcer un camion en fin de tournée à passer sous un
portique risquent de ne plus être approvisionnés. Les zones rurales seront pénalisées, à lafois pour la production (les entreprises y seront moins concurrentielles) et pour la
consommation (les coûts d'approvisionnement des ménages y seront plus élevés). L'écotaxeproduira de l'inégalité.
9 - L'écotaxe est liée à la création d'un fichier «Big Brother» de mise sous tutelle et de
surveillance, avec des données à caractères personnels. Seront inscrits dans le fichier : nom et adresse du redevable, adresse électronique, numéro de téléphone, coordonnées
bancaires, adresse d'envoi des factures, nom des personnes pouvant disposer du véhicule,
Les portiques écotaxe enregistreront les dates et heures de passage, ainsi que des images faisant apparaître la totalité de la cabine du véhicule, les points de géolocalisation associés, la destination. Le fichier pourra être consulté par d'autres administrations que les Douanes.
10 - Il est prévu de soumettre à l'écotaxe tous les camions de plus de 3,5 tonnes, qu'ils
soient pleins ou vides. La logique «pollueur-payeur» rend cette barrière de 3,5 tonnes
dérisoire. Tous les véhicules à moteur polluent. La généralisation de l'écotaxe à tous les
véhicules -et le flicage à toute la population- serait la conséquence inévitable de son
acceptation aujourd'hui sur les camions.
11 - L'écotaxe devrait aussi être payée par les camions des pays voisins. Toutefois, tous les pays du monde n'ont pas de convention de réciprocité ou de compatibilité dans l'équipement des camions. Les pavillons de complaisance, comme dans la marine marchande, sont inévitables.
12 - Pour la Bretagne, la mise en place de l'écotaxe aura un sens symbolique très fort : celui de la soumission des Bretons. L'absence d'octroi puis de péage sur les routes bretonnes a toujours été revendiqué comme le signe d'une spécificité bretonne, que certains font remonter à Anne de Bretagne. Admettre l'écotaxe, c'est admettre que les Bretons n'ont pas leur mot à dire dans l'administration de leur propre territoire. ■

JP Le MAT

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